Anne-Dauphine Julliand a raconté, d’abord dans Deux petits pas sur le sable mouillé, puis dans Consolation, le drame innommable vécu par sa famille. Celui dans lequel Thaïs, une petite fille de deux ans, reçoit le diagnostic d’une maladie incurable qui l’emporte en quelques mois. Enceinte, Anne-Dauphine apprend peu après que son bébé, Azylis, est également atteinte de la maladie. Elle meurt à dix ans. « J’ai beaucoup souffert et je souffre encore. Mais j’ai appris la consolation. Ce délicat rapport à l’autre : s’approcher, toucher, parler. » Anne-Dauphine a touché des millions de lecteurs avec ses mots empreints d’une telle sensibilité, d’une résilience hors du commun et d’un espoir à la fois magnifique, fragile et immuable. Mais comme si cette famille n’avait pas déjà assez souffert, la tragédie frappe de nouveau : la veille de ses vingt ans, Gaspard, le fils aîné, s’enlève la vie. Comment survivre, encore une fois, au pire drame qu’un parent puisse vivre ? En ajoutant de la vie aux jours, si on ne peut ajouter de jours à la vie.
À l’image des ouvrages précédents de l’autrice, ce livre n’est pas un cri du coeur, ni la description d’un désespoir auquel quiconque pourrait légitimement succomber. Ce sont des chroniques de petits et de grands pas vers la survie ; des réflexions issues d’événements du quotidien qui font qu’il est permis de s’accrocher, dans son cas, pour Arthur, l’enfant qui reste. Des mots justes, généreux, pertinents, empreints de compassion. Mais surtout, des mots d’un courage indescriptible.
* Veuillez vérifier l'inventaire en magasin avant de vous présenter pour un achat sur place. Ne s'applique pas aux commandes en ligne. Appelez si les quantités affichées sont basses avant de vous présenter.